Nos meilleurs conseils pour ne manquer de rien pendant la grossesse et avoir une alimentation équilibrée
Bien manger enceinte pour ne manquer de rien
La grossesse amène son lot de complexités, et l’alimentation n’y échappe pas. Pour couvrir les besoins de la femme enceinte ainsi que du fœtus, il est nécessaire d’adapter le contenu de l’assiette pour s’assurer d’apporter à l’organisme tous les nutriments nécessaires.
- Comment manger pendant la grossesse ?
- Quels sont les besoins nutritionnels ?
Une alimentation équilibrée et adaptée, un indispensable pour la mère et l’enfant
Pourquoi bien manger durant la grossesse ?
Bien s’alimenter durant la grossesse est un point crucial à respecter, autant pour le développement normal du bébé que pour la santé de la maman. Durant cette période particulière de la vie, les besoins énergétiques sont augmentés et les apports en macronutriments (glucides, protéines et lipides) et micronutriments (vitamines et minéraux) sont modifiés.
Attention
L'on dit souvent qu’il faut “manger pour deux” lors de la grossesse. C’est une idée reçue ! Il ne faut pas manger deux fois plus, mais deux fois mieux, afin de satisfaire les besoins du bébé et de la maman.
Une alimentation adaptée pour le développement du bébé
Le fœtus dépend entièrement des apports nutritionnels de sa maman pour son développement optimal.
Nourri grâce aux échanges effectués via le placenta, il reçoit de nombreux nutriments clés comme le fer, le calcium, les folates, les protéines et bien d’autres vitamines et minéraux, absolument vitaux pour son développement.
Ces substances participent, entre autres, à la formation de ses organes, de ses os, de son système nerveux ou encore d’une partie du système immunitaire.
Certaines habitudes alimentaires peuvent au contraire être néfastes pour le bébé, comme la consommation :
- D’alcool, qui peut nuire à son développement et entraîner des malformations physiques (organes), des conséquences définitives au niveau neurologique, voire mettre en péril la bonne poursuite de la grossesse.
- De certains aliments (détaillés ci-dessous) susceptibles de déclencher des infections comme la toxoplasmose ou la listériose, qui augmentent (tout comme la consommation d’alcool) le risque de fausse-couche et d’accouchement prématuré.


Bien manger pour la santé de la mère
Adapter son alimentation, c’est important pour le bébé, mais ça l’est aussi pour la maman. Des assiettes riches en nutriments permettent le maintien d’une bonne énergie et participent au bien-être mental et à la santé globale de la future maman.
- Maintenir une alimentation variée et équilibrée permet également de limiter le risque de diabète gestationnel. Complication courante (plus de 16 % des grossesses en 2021 en France), il s’agit d’une élévation anormale du taux de sucre dans le sang (glycémie) chez les femmes enceintes qui n'avaient pas de diabète avant la grossesse. En effet, la tolérance au glucose diminue durant le 2ème trimestre, pouvant entraîner un diabète si le pancréas ne parvient pas à produire suffisamment d’insuline pour réguler correctement le taux de sucre dans le sang.
Son apparition peut favoriser une hypertension artérielle gravidique, une prééclampsie, un décollement du placenta et par conséquent un accouchement prématuré.
En cas de diabète gestationnel, une adaptation de l’alimentation pour gérer au mieux sa glycémie et un suivi médical rapproché sont nécessaires. Parlez-en avec le professionnel de santé qui suit votre grossesse.
- Une future maman ne doit en revanche jamais se restreindre d’un point de vue alimentaire pour éviter de prendre du poids. Bien que les médecins donnent généralement comme repère une prise de poids de 9 à 15 kilos pour un bon déroulement de la grossesse et un accouchement sans complications, il ne faut pas oublier que chaque femme enceinte est unique, et a des besoins alimentaires qui lui sont propres.
En revanche, pour favoriser une prise de poids graduelle et mesurée, le maintien d’une activité physique adaptée est possible pendant la maternité et même conseillé (sauf contre-indication médicale).
Les nutriments spécifiques durant la grossesse
Pour assurer la bonne santé de la maman et du futur enfant, certains nutriments nécessitent une attention toute particulière :
Les folates (vitamine B9) et la vitamine B12
Les folates et la vitamine B12 sont essentiels pour la formation du système nerveux du bébé et la prévention de malformations congénitales, telles que les anomalies du tube neural.
Vous pouvez trouver des folates naturels dans les légumes verts à feuilles (épinards, cresson, chicorée, pissenlit, mâche...), les légumineuses (pois chiches, fèves, haricots blancs, lentilles...) et les céréales, tandis que la vitamine B12 se trouve principalement dans les produits d'origine animale, comme la viande, le poisson, les œufs et les produits laitiers.
Une supplémentation en vitamine B9 (acide folique) est systématiquement recommandée par les professionnels de santé aux mamans dès leur projet de grossesse. En France, près d’une femme sur deux en âge d’avoir un enfant présente en effet un déficit en folates.
Pourquoi ?
Car si certains aliments sont très riches en folates, ce sont généralement des aliments que nous consommons peu fréquemment ou en trop faibles quantités.


Le fer
Le fer est nécessaire pour la formation des globules rouges chez la mère et le bébé.
Pendant la grossesse, les besoins en fer augmentent pour soutenir la croissance du fœtus et prévenir l'anémie en fin de grossesse.
Les sources alimentaires de fer sont notamment la viande rouge, les légumes verts à feuilles, les fruits secs, les céréales, les légumineuses, et le chocolat noir (min 75% de cacao).
Au troisième trimestre, on estime que les besoins de la femme enceinte sont de 16 mg/j de fer (EFSA, Valeurs nutritionnelles de référence).
Vous pouvez atteindre ces apports en mangeant :
- Du bœuf : 2 mg pour 100 g ;
- Des œufs : 0,9 mg par œuf ;
- Du boudin noir : 17 mg pour 100 g de produit à cuire ;
- Des lentilles : 6,5 mg pour 100 g de produit cru ;
- Des épinards : 3,6 pour 100 g de légume cru.
(valeurs nutritionnelles de référence sur Ciqual-Anses)
Il faut toutefois noter que le fer héminique (provenant exclusivement des sources animales) est mieux absorbé que le fer non héminique (présent dans la plupart des aliments, quelle qu’en soit l’origine). Il est donc conseillé de varier les sources de fer et de privilégier les sources animales.
Il est aussi recommandé d’éviter certains aliments et boissons qui pourrait entraver l’absorption du fer, ou de les consommer à distance des repas. C’est le cas des aliments riches en calcium, comme les produits laitiers, mais aussi du thé et du café.
Au contraire, associer la prise d’un repas riche en fer avec des fruits contenant de la vitamine C (goyave, fruits rouges, kiwi...), favorise une meilleure absorption.
Le calcium
Le calcium est essentiel pour le développement du squelette et des dents du bébé, ce qui explique l’augmentation des besoins durant la grossesse.
Vous retrouverez du calcium dans les produits laitiers (privilégiez ceux pasteurisés et les fromages à pâte cuite pour prévenir les infections comme la listériose et la toxoplasmose), les légumes secs (lentilles, haricots, pois chiches), fruits oléagineux (amande), fruits secs (figues), les produits céréaliers, certains légumes à feuilles vertes (choux, blettes, épinards, etc.) et certaines eaux riches en calcium et magnésium.
Généralement, il est recommandé aux femmes enceintes de renforcer leur apport en calcium à partir du troisième trimestre. Si vous conservez une alimentation équilibrée, vos apports devraient naturellement être couverts. Et en cas de manque passager, pas de panique, votre bébé saura puiser ce dont il a besoin dans les réserves de calcium présentes dans vos os.
Les femmes enceintes devraient consommer 950 mg de calcium par jour selon l’EFSA.
Pour y parvenir, vous pouvez consommer un verre de lait de 25 cL (300 mg de calcium), un yaourt nature de 125 g (environ 150 mg de calcium), 100 g de sardines en conserve (environ 350 mg), 200 g de brocolis cuits (100 mg) et une petite poignée d’amande (75 mg de calcium pour 30 g de produit).
La vitamine D
La vitamine D est importante pour l'absorption du calcium et le développement osseux du bébé. Une exposition modérée au soleil peut aider à synthétiser la vitamine D dans la peau, mais vous pouvez aussi en retrouver dans les poissons gras (une à deux fois par semaine), les œuf (jaune) et les produits laitiers non écrémés.
Certains produits laitiers et alternatives végétales sont également enrichis en vitamine D. Au 3ème trimestre de grossesse, l’EFSA considère que 5 µg par jour permettent de couvrir de manière satisfaisante les besoins des femmes enceintes.
Cent grammes de poisson gras (saumon, sardines, maquereau) vous apporteront environ 10 à 20 µg de vitamine D. De même, un jaune d’œuf et un verre de lait enrichi de 250 mL apportent 1 à 3 µg.
Les acides gras oméga-3
Les acides gras oméga-3, et notamment l'acide docosahexaénoïque (DHA), sont particulièrement importants pour le développement du cerveau et des yeux du bébé. Ajoutez des poissons gras, des noix, des graines de lin à vos menus. Les besoins sont d’environ 1% d’acide alpha-linolénique (ALA) par rapport à l’apport énergétique total quotidien, et de 500 mg de DHA + EPA.
Une consommation de poissons gras deux fois par semaine (jusqu’à 2 200 mg de DHA pour 100 g de saumon cru) et 15 mL d’huile de lin par jour permettent de couvrir ces besoins.
Les fibres
Les fibres alimentaires sont importantes pour prévenir la constipation, un problème fréquent pendant la grossesse, et maintenir un bon transit intestinal. Les aliments les plus riches en fibres sont les légumineuses, suivies des céréales complètes, des légumes, puis des fruits. Il est conseillé d’en consommer 25 à 30g par jour, mais d’éviter le son, car il diminue l’absorption du fer.
Quels aliments privilégier quand on est enceinte ?
Si une alimentation équilibrée et variée est bénéfique à tout moment de la vie, certains aliments sont d’autant plus intéressants à intégrer au menu lors de la grossesse, ainsi que quelques habitudes de vie :
- Pensez à manger cinq fruits et légumes par jour afin de fournir une grande diversité de vitamines, minéraux, fibres et antioxydants à votre organisme ;
- Hydratez-vous pour maintenir un bon équilibre hydrique, soutenir le bon développement du fœtus et éviter les risques de constipation. Comptez entre 1,5 et 2L d’eau quotidiennement, à boire au cours de la journée ;
- Consommez des protéines de qualité chaque jour, via la consommation d'œufs, de produits laitiers (lait pasteurisé, yaourt, certains fromages), de poissons (attention tout de même à la présence de métaux lourds) et de viandes (maigres, de préférence) ;
- Consommez de bonnes sources de lipides, notamment celles riches en oméga-3. C’est le cas de certaines huiles végétales notamment (lin, noix, colza) et surtout des poissons gras (saumon, sardine, maquereau, hareng) riches en EPA et DHA ;
- Faites le plein d’oléagineux et de légumineuses, qui sont d'excellentes sources de protéines végétales, de fibres, de vitamines et de minéraux.
Si la prise de repas provoque des nausées et vomissements, n’hésitez pas à fractionner vos repas, et mangez de petites quantités plusieurs fois par jour. Attention ! Cela ne doit pas entraîner un apport énergétique supérieur à vos besoins.


Quels sont les besoins nutritionnels de la femme enceinte en fonction du trimestre ?
Les besoins nutritionnels de la femme enceinte varient en fonction du stade de la grossesse, et changent d’un trimestre à un autre.
Trimestre 1 : entre folates et nausées
Durant le premier trimestre, les organes vitaux du bébé commencent à se former. Cette croissance embryonnaire nécessite certains nutriments et les folates jouent un rôle central.
A ce stade, une carence peut entraîner une anomalie du tube neural, la future moelle épinière de l’enfant. Une supplémentation vous sera très probablement proposée par votre professionnel de santé dès lors que vous évoquerez avec lui votre projet de grossesse (voir paragraphe dédié) Le premier trimestre, c’est aussi celui des nausées et des vomissements !
Alors pour les réduire au maximum, pensez à garder un encas sur votre table de chevet afin de ne pas vous lever le ventre vide le lendemain matin, fractionnez vos repas, et évitez les plats lourds et trop odorants.
De manière générale, faites le plein de vitamines avec les fruits et légumes et hydratez-vous tout au long de la journée pour limiter la forte fatigue souvent ressentie en début de grossesse.
Trimestre 2 : du fer et des besoins caloriques augmentés
Au cours du deuxième trimestre de grossesse, le bébé continue de se développer rapidement, et vos besoins nutritionnels évoluent pour répondre à cette croissance. Les membres, les organes, et les systèmes sensoriels de votre enfant se mettent en place.
On considère que toutes ces évolutions réclament un apport calorique augmenté d’environ 260 kcal pendant cette période. Dans tous les cas, votre apport quotidien ne doit pas descendre au-dessous de 1600 kcal par jour.
Les besoins protéiques commencent également à augmenter : environ 9g de protéines supplémentaires, sans jamais être en dessous de 60 g par jour.
Le risque d’une insuffisance en protéines ?
Une naissance prématurée, un nouveau-né de faible poids, un développement cérébral insuffisant, des malformations, un diabète, ou encore un déficit immunitaire.
Trimestre 3 : du calcium, de la vitamine D et du fer
Alors que les organes du bébé sont quasiment dessinés, ils continuent de se perfectionner, comme le cerveau, les poumons, le cœur, les reins. Pour fournir ces derniers efforts, l’Efsa propose d'augmenter l’apport énergétique au cours de la grossesse jusqu’à +500 kcal/j au dernier trimestre. Les besoins protéiques augmentent aussi significativement.
En France, l’ANSES considère qu'une femme enceinte devrait consommer au moins 1,2 g/kg/j de protéines pendant sa grossesse (soit une augmentation de +45% par rapport à une femme adulte de moins de 60 ans). Au niveau européen, l’Efsa quant à elle, suggère que cette augmentation se fasseprogressivement, à raison de +1g, +9g et enfin +28g/j de protéines respectivement sur le premier, second et dernier trimestre de grossesse.
Autrement dit cela revient à une consommation de 1,30g/kg/j de protéines en fin de grossesse. À partir du deuxième trimestre, mais surtout durant le troisième trimestre, une supplémentation en fer peut également être prescrite par le médecin, puisque ses besoins augmentent durant ces derniers mois, afin d’apporter suffisamment d’oxygène au bébé.
Il faut également renforcer l’apport en calcium et en vitamine D durant les 7, 8 et 9ème mois pour consolider les os et les dents du futur enfant à naître.
Quels aliments éviter pendant la grossesse ? Quelques règles hygiéno-diététiques
Certains aliments sont à éviter durant la grossesse, car ils pourraient entraîner des pathologies à risque pour le fœtus : la listériose, la toxoplasmose congénitale, l’hépatite fulminante (liée à l’hépatite E) et la trichinellose. Certaines règles hygiéno-diététiques sont à respecter pour éviter leur apparition.


Prévention de la listériose
Cette maladie bactérienne peut créer un avortement spontané ou accouchement prématuré. Pour cette raison, il faut bannir les aliments à risque, tels que les produits laitiers au lait cru (non pasteurisé), les fromages à pâte persillée, la charcuterie, les coquillages crus, les poissons crus et fumés, le soja et les œufs de poisson.
Prévention de la toxoplasmose
Cette maladie d’origine parasitaire est souvent anodine, mais peut générer davantage de complications si elle est contractée durant la grossesse.
Sa transmission au fœtus peut créer de graves lésions cérébrales, et peut entraîner des retards psychomoteurs et des atteintes neurologiques dans les mois suivants la naissance. Le parasite en question se retrouve essentiellement dans la terre et peut contaminer les aliments.
Pour l’éviter, voici quelques conseils hygiéno-diététiques simples :
- Lavez-vous les mains avec du savon après tout passage aux toilettes, après le jardinage, après avoir touché tout objet en contact avec de la terre ou du sable, après avoir caressé un animal, ainsi qu’après toute manipulation d’ingrédients crus ou de plan de travail souillé par ces mêmes aliments ;
- Évitez de changer vous-même la litière du chat (risque de contamination de toxoplasmose) ;
- Séparez tous les aliments dans le réfrigérateur en les emballant avec précaution, afin d’éviter toute contamination croisée ;
- Ne mangez pas de viande crue, et veillez à une température de cuisson supérieure à 65°C ;
- Evitez la viande fumée ;
- Lavez minutieusement toutes les crudités et les plantes aromatiques.
En résumé : une alimentation modifiée pendant 9 mois
L’alimentation de la femme enceinte est bouleversée durant 9 mois et évolue de trimestre en trimestre.
Maintenir une alimentation équilibrée et suffisante, tout en évitant certaines catégories d’aliments, est indispensable pour la bonne santé de l’enfant à naître et de la maman.
N’hésitez pas à poser des questions à votre professionnel de santé afin d’appréhender ces changements avec sérénité.
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